Sylvia Hanschneckenbühl n’aime pas les fêtes mais elle sait choisir ses dates. Son dernier Opus, le gigantissime “Sylvia Hanschneckenbühl Does Not Sing Christmas” était sorti le jour de Pâques et comble de l’ironie elle nous offre aujourd’hui son nouveau single : “Your Name Is Nobody”. S’il ne rappelle en rien les Western Spaghetti de mon enfance il sonne par contre comme un vrai chant de Noël. La voix de Sylvia semble plus apaisée. On sent néanmoins de temps en temps une légère pointe d’ironie mais ses mélodies sont toujours aussi inspirées. Pour couronner le tout une superbe guitare Slide renforce le coté féérique du morceau.
Sylvia sait s’entourer. On retrouve à ses côtés ces deux Schnecks préférés, Samyböy et Basile Farkas qui l’avaient accompagné en concert cet automne. Samyböy est le bassiste multi-instrumentiste des furieux Lorrains de Toxic Kiss. On attend d’ailleurs d’ici peu leur futur 4ème LP. L’autre Schneck, Basile Farkas est journaliste chez Rock et Folk et on lui doit le drôlissime “Dictionnaire de la mauvaise foi musicale”. Il se charge de la batterie comme il l’avait aussi fait sur le “Sylvia Hanschneckenbühl Does Not Sing Christmas”.
Si vous voulez ajouter un peu de moelleux à cette froide journée avec une délicieuse pépite Pop, jetez vous directement sur ce “Your Name Is Nobody”. L’effet calorifique est garanti : à déguster au coin du feu avec un grand chocolat chaud bien évidement.
Cela faisait un bail que les rats avaient quitté le navire, mais aujourd’hui c’est définitif. Captain Beefheart n’est plus, il ne prendra plus la barre. Il est vrai qu’on n’attendait musicalement plus grand chose de lui. On le savait aussi atteint d’une sclérose en plaques depuis de nombreuses années. Il avait définitivement quitté les turpitudes de la vie moderne en s’exilant dans le désert des Mojaves où il se consacrait exclusivement à la peinture. Et hier, vendredi, la Gallery Michael Werner (NY) qui expose ses peintures, a confirmé le décès de Don Van Vliet alias Captain Beefheart des suites de complications liées à la sclérose.
Captain Beefheart est un personnage complexe et fascinant. Sa musique oscillant entre le blues et le free jazz en a souvent déconcerté plus d’un, moi compris, le connaissant principalement pour son œuvre la plus connue, le très déjanté “Trout Mask Replica”.
Le Captain est un artiste au sens classique du terme. En plus de la musique, il peint et sculpte. Son caractère fantasque et dictatorial est légendaire, ce qui aura pour conséquence un renouvellement permanent de son groupe le “Magic Band”. Sa relation amour/haine avec Frank Zappa son copain de lycée est fameuse. Ils collaboreront régulièrement durant plus de quinze ans.
Les débuts musicaux du Captain sont très Bluesy avec comme caractéristique cette voix monstrueuse venant de Howlin’ Wolf ou de Screamin’ Jay Hawkins. Son premier véritable album “Safe As Milk” (1967) est dans cette veine. J’y aime chaque note de musique. La guitare slide de Ry Cooder alors jeune guitariste y est fantastique. Cet album, est l’un des plus faciles d’approche. C’est du blues psychédélique soutenu par le chant du Captain sur des textes d’influence Dada. Captain Beefheart veut ensuite pousser plus loin l’expérimentation et décide de faire un double album, dont l’un des disques montrerait le “Magic Band” capturé live en pleine Jam. La maison de disque refuse le projet et sort “Strictly Personal” qui aurait correspondu au disque studio. La seconde partie sortira finalement en 1971 sous le titre “Mirror Man”. Les deux disques forment effectivement un tout indissociable. C’est la continuation logique de “Safe As Milk” et à mon avis les meilleurs du Captain. Ce sont ces trois albums que je conseillerais pour débuter.
Viré de sa maison de disque, Beefheart se voit proposer par Frank Zappa qui vient de créer le label “Straight Records”, de faire le disque qu’il veut. Ce sera le fameux “Trout Mask Replica”, disque considéré depuis sa sortie en juin 69 comme un monument de la musique expérimentale. Musicalement c’est l’archétype de la musique de Beefheart. Entre Free Jazz et Blues, on y retrouve outre les hurlements du Captain sur des textes plus ou moins improvisés, des nappes d’un saxophone dissonant enrobé de clarinette et de guitare slide jonglant sur des rythmiques syncopées. L’album est difficile à écouter surtout qu’il dure près de 80′ (C’est un double album). Il y a toute une mythologie qui l’entoure, mais le plus simple pour le découvrir, c’est de l’écouter seul par petit bout. L’album suivant “Lick My Decals Off, Baby” est la directe continuation du “Trout Mask …”. Néanmoins l’apparition de marimba adoucit largement l’ensemble. Le disque contient aussi de grandes chansons comme le “I Love You Big Dummy”, repris plus tard par les Buzzcocks.
Les 2 albums suivants “The Spotlight Kid” et “Clear Spot” prennent une nouvelle direction beaucoup plus calme et apparaissent moins dissonants. Ils sont donc plus accessibles et rencontrent un bon succès. “Clear Spot” est l’album préféré de Beefheart car le groupe joue vraiment à l’unisson. Selon la légende, il aurait été écrit en 2 heures. Ensuite viennent les 2 albums les moins aimés des fans et de Beefheart. Il s’agit de “Unconditionally Guaranteed” et “Bluejeans & Moonbeams” qui sortent en 1974. On peut les voir comme une version édulcorée de Beefheart. Même s’ils contiennent de bons moments, certains passages sont franchement indigestes, un genre de bouillie Prog molle, si cela peut avoir un sens.
En 1975, Beefheart va de nouveau travailler avec Frank Zappa sur l’album “Bongo Fury” qui sera leur dernière collaboration et leur dernière brouille. Finalement après un dernier remaniement du “Magic Band” avec une nouvelle équipe plus jeune et très motivée, Beefheart va sortir 3 albums, “Shiny Beast (Bat Chain Puller)” en 1978, “Doc at the Radar Station” en 1980 et “Ice Cream for Crow” en 1982 qui seront un très large retour aux sources des premiers albums. A recommander donc.
Depuis Captain Beefheart a quitté le monde de la musique et se consacre uniquement à la peinture. Son influence est néanmoins énorme sur un grand nombre d’artiste, comme les Clash, Johnny Rotten, Tom Waits ou les Sonic Youth. Les disques de Captain Beefheart sont de précieux alliés. Il suffit de les passer en fin de soirée pour que ne restent, à vos côtés, que vos vrais amis. En ces temps de fêtes, ils seront donc de parfaits compagnons.
Quand j’ai appris que Roky Erickson venait à Rennes j’ai eu des frissons dans tout le corps. Roky Erickson, l’âme damnée du 13th Floor Elevators, le rescapé des sixties, l’alter-ego Texan de Syd Barrett des Pink Floyd est invité aux Transmusicales. Aller voir sur scène une vieille gloire a toujours quelque chose d’un peu pathétique sauf si son feu sacré ne l’a jamais quitté. Dans le cas de Roky Erickson, l’affaire est assez complexe. Ce génie a brûlé ses ailes avant l’âge de 22 ans. Le dernier album du 13th Floor Elevators se fera quasiment sans lui car il est interné dans un hôpital psychiatrique pour possession de marijuana. Sa vie post-“13th Floor Elevators” ressemblera à une belle houle du large alternant les hauts et les bas. Ces jours ci, il semblerait qu’il soit au mieux de sa forme alors c’est une plutôt bonne idée de le voir avant qu’il ne retombe dans le creux de la vague.
La carrière de Roky avait pourtant assez bien commencé. Le garçon est élévé par une mère bigote, ultra possessive mais ayant un certain talent musical. Elle initie assez tôt son fils au piano et à la guitare. A l’adolescence il participe à plusieurs formations musicales et c’est avec “You’re Gonna Miss Me” au sein des Spades qu’il rencontre son premier succès. C’est alors qu’il rencontre Tommy Hall avec qui il monte les 13th Floors Elevators qui devient rapidement le groupe le plus excitant du Texas. Musicalement le 13th Floor Elevators est un mélange de Rock And Roll (Buddy Holly) à la sauce “British Invasion”. D’où une couleur Garage à la Kinks et un goût pour l’expérimentation comme les Yardbirds. Concrètement cela donne une musique assez brute et répétive où le groupe brode des ambiances hypnotiques. Cette atmosphère est soutenue par Tommy Hall qui souffle dans une sorte de Jarre à whisky. Cela donne un bourdonnement qui enveloppe la musique et qui devient la marque de fabrique du groupe. Quand en 1966 le groupe sort son premier album “The Psychedelic Sound Of ..” c’est tout de suite un classique. La musique expérimentale, le titre utilisant pour la première fois le mot “pyschedelic”, la pochette superbe avec cet oeil au fin fond d’une pupille dilatée et les textes prônant l’utilisation du LSD sonnent la venue d’une ère nouvelle.
Le groupe s’exporte à Frisco où il rencontre l’embryon de la future scène de la baie. Ils vont jouer avec le Jeferson Airplane (Sans Grace Slick) et le Grateful Dead, piliers du mouvement psychédélique. Ils croisent aussi Janis Joplin une autre Texane qui pense les rejoindre avant de finalement monter le Big Brother and The Holding Company.
Le 13th Floor Elevators est un groupe instable et leur consommation de drogues est effrayante. En plus de l’herbe et du LSD, le groupe et surtout Roky Erickson consomment du speed en grosse quantité. Il s’enfonce dans une bulle dont il ne sortira plus. Le groupe subit aussi d’énormes pressions de la part des autorités car ils representent tout ce que le Texas républicain et puritain déteste. La police multiplie les descentes et ce qui doit arriver, arrive. Roky est coincé avec de l’herbe. Il plaidera la folie pour échapper à la prison. Il est alors diagnostiqué comme Schizophrène. Il va faire de longues années en hopital psychiatrique où il va alterner éléctro-chocs et hautes doses d’anti-psychotiques. Le guitariste Stacy Sutherland arrêté en même temps que lui va purger quelques mois de prison. Il sort presque seul le dernier album du 13th Floor Elevators, “Bull Of The Woods” où plane l’ombre de Roky.
En 1972 à sa sortie de l’hôpital Roky Erickson va mieux. Il a même composé quelques morceaux. En fait son état est assez bon tant qu’il prend ses médicaments. Mais peu à peu il les remplace par du speed avec les conséquences que l’on connait. Quand Roky suit ses traitements il est capable du meilleur, mais dès qu’il arrête il replonge dans ses tourments intérieurs. Sa vie n’est qu’une succession d’obsessions pour les Aliens, Satan et l’occultisme. Par dessus cela se greffe une paranoïa aiguë où il se croit pourchassé par la CIA. Durant ces années d’enfer il enregistre quelques albums qui alternent le meilleur et le pire.
En 2001 son frère cadet obtient contre sa mère la tutelle de Roky. Celui ci recommence à prendre ses médicaments et son état s’améliore nettement. Ses obsessions régressent et il refait de la musique. Il participe régulièrement à des festivals et enfin en début d’année, il sort “True Love Cast Out All Evil” son premier album depuis … 16 ans. C’est l’album de la résurrection. Dans une veine plutôt folk, l’album débute par un “Devotional Number One” enregistré de façon très “Low-fi”. C’est un clin d’oeil à ses pires enregistrements. Le reste de l’album est tout à fait audible. Les chansons tiennent la route et les Okkervil River qui l’accompagnent mettent bien en valeur ses chansons. Cela fait du bien de voir un Roky au mieux de sa forme et navigant enfin (?) sur une mer apaisée.
Alors si vous êtes en manque de sensations fortes et qu’il vous faut ce petit frisson pour égayer une morne existence, Je vous donne rendez-vous Samedi 11 dans le Hall 3 du Parc Expo pour applaudir un homme revenu des enfers et enfin heureux parmi les siens.
L’association ‘Café Castor’ spécialisée dans le cross-over entre littérature et Rock vient de lancer la 3ème édition de son concours de nouvelles. L’idée est simple. Il suffit d’écrire un texte de 8 pages au maximum à condition d’appartenir à l’univers du rock. Cela peut être l’illustration d’une chanson ou l’utilisation de personnages du monde du rock, en fait c’est n’importe quoi qui ait un lien avec le Rock. Le gagnant de la première édition avait utilisé par exemple le “London Calling” des Clash comme toile de fond à sa nouvelle. Sur le site du concours, on peut retrouver l’ensemble des textes des gagnants des précédentes éditions ainsi que le règlement complet qui en fixe les modalités exactes. Mais le principal c’est de rendre sa copie avant le 1 mai à minuit et le meilleur jouteur pourra repartir avec le pack complet du parfait petit rocker en herbe, c’est à dire une guitare et son ampli.
Pour la première fois, l’association propose un concours de photos ‘Rock’. L’idée est un peu la même que pour le concours de nouvelles, il faut juste que la photo n’ait jamais été publiée auparavant et que l’auteur en possède les droits d’exploitation. Amis photographes, à vos gâchettes.
Étant un grand consommateur de nourritures spirituelles qu’elles soient écrites ou musicales je trouve l’initiative de ce concours excellente. J’avais déjà suivi avec passion les précédentes éditions mais cette année l’équipe du Café Castor s’est surpassée pour nous offrir un jury ‘hors norme’ avec des ténors de la littérature ‘Rock’. On va retrouver la fine fleur des journalistes musicaux français avec Philippe Manoeuvre, Isabelle Chelley et Jean-Vic Chapus (Voxpop) de Rock And Folk ainsi que Jean-Luc Manet des Inrock(uptible)s , sommité du court métrage littéraire. Pour compléter l’équipe, il y a aussi Jean-Eric Perrin auteur de nombreux ouvrages sur la musique, Michka Assayas dont le “Dictionnaire du Rock” fait référence et Jean-Noël Levavasseur, spécialiste parmi les spécialistes de la nouvelle Rock. On lui doit en autres, les recueils “Story Of The Dogs” et “London Calling” dont j’avais parlé l’hiver dernier. Son concept de recueils de nouvelles Rock a tellement bien marché (on en est au 3ème tirage de “London Calling”) que l’équipe a été de nouveau sollicitée pour nous concocter un nouvel ouvrage sur les Ramones. Une affaire à suivre …
Lier le Rock à la littérature peut sembler saugrenu de prime abord. Néanmoins le genre fait, doucement mais surement son bout de chemin. Au cours des années 60 la littérature a commencé à emprunter des thématiques venant du Rock And Roll. Les classiques “Sur la Route” de Jack Kerouac, “Acid Test” de Tom Wolf ou l’oeuvre complète de Hunter S. Thompson exaltent des vies libres où le refus de l’autorité passe par le sexe, l’alcool ou la drogue, voire les 3 en même temps. Les années passant, le rock devenant de plus en plus populaire, des biographies médiocres ont commencé à fleurir. L’archétype du genre est la bio de John Lennon par Albert Harry Goldman. Ce livre concentre tous les avatars du genre : fausses vérités, théories douteuses, style outrancier. En fait le livre pousse tellement loin ce concept qu’il en devient remarquable. C’est un classique que l’on se doit de posséder.
Puis au fil du temps, des auteurs sérieux sont apparus. Certains très sérieux comme l’honorable Greil Marcus dont la tendance principale est de tout théoriser. Ses ouvrages passionnants ne sont pas les plus faciles d’approche. Mais du coup depuis quelques années, le niveau s’est drôlement amélioré. Certaines biographies comme celle de Jimi Hendrix par Charles Shaar Murray est stupéfiante d’intelligence. D’autres auteurs poussant leurs recherches aussi loin que les meilleurs archéologues et au prix de nombreuses années d’études arrivent à démêler les mythes inhérents à l’histoire du Rock And Roll (Eric Krasker : Les Beatles, enquête sur un mythe).
Bref vous l’avez compris, le Rock et la littérature peuvent faire bon ménage. Des ouvrages de qualité émergent régulièrement , que se soit dans le domaine du roman ou dans le travail plus fastidieux de l’historien et du biographe. Et c’est donc dans ce contexte afin de pousser une fois de plus vers le haut la littérature musicale que s’organise ce concours de nouvelles. Je ne sais pas pour vous mais moi j’ai déjà commencé la mienne !!
L’action se passe dans le quartier de Bellevue à Brest. Du 4 au 13 novembre le festival des Mix’Arts propose de faire cohabiter des formes musicales et artistiques diverses. On y retrouve donc du cinéma avec une multitude de courts métrages dont une partie dédiée spécialement à la jeunesse. La médiathèque accueille la bande dessinée avec une exposition sur le travail d’Emile Bravo, l’auteur des “Aventures de Jules”. La programmation musicale est haute en couleurs. Une partie Jazz avec le René Goaer Quartet qui revisite les bandes originales de films orientées “Jazz”. On pense immédiatement à Miles Davis et l’“Ascenseur pour l’échafaud”, mais le quartet pioche aussi dans des morceaux plus confidentiels. La clôture du festival va prendre une couleur plus Funky sans doute pour égayer la grisaille ambiante. Deux groupes, les locaux “Inner Chimp Orchestra” ainsi que les Nantais Nyco sont donc programmés pour rendre le sourire aux Bretons.
Mais le clou du festival, à mon très humble avis, était la venue en Krampouzistanie Occidentale des mes muridés préférés. J’ai nommé “La Souris Déglinguée”. Nous étions gâtés. La Souris se déplaçait pour 2 dates. La veille à la Citrouille à St Brieuc et le 6 novembre à Brest dans la salle Léo Ferré de ce beau quartier de Bellevue. Une jolie salle mais qui ne peut accueillir qu’un nombre limité de places … 180 pour être précis. La réservation était donc OBLIGATOIRE, car le concert a été rapidement “Sold Out”. On me demande régulièrement de définir la musique de la Souris et c’est toujours un peu délicat à faire. Ce soir, il suffisait de regarder les T-Shirts que le groupe portait pour avoir la réponse : “Elvis Presley” pour Muzo, Motörhead pour Rikko, Sham 69 pour Cambouis et enfin “Saigon/Vietnam” pour Tai-Luc. .. tout est dit. Le Quartet Déglinguée nous a offert un set solide sans temps morts. Les fans auront remarqué quelques titres (trop) rares comme “As Tu Déjà oublié ?” qui faisait sa réapparition depuis 1984, “Que vont-ils devenir ?” ou “Muzo Boogie”. Le temps passe toujours trop vite, surtout pendant les bons moments. Il faut dire que le groupe du haut de son expérience sait galvaniser/canaliser son public entre pogo débridé et swing cool. Après quelques mesures d’un “Marie Dominique” (Mac Orlan) de circonstance, le groupe entame le classique “Salut les Copains” qui clôt le bal (des Canailles ?). 30 titres c’était vraiment trop court, vivement la prochaine.
A noter pour les amateurs de danse jamaïcaine que le 8°6 Crew de Muzo, sort après 9 ans d’absence un nouvel opus. La sortie officielle est prévue le 25 novembre sous le label Nantais “Une vie pour rien ?”. Enfin le prochain concert de la Souris, le 3 décembre au “Secret Palace” à Montpellier sera l’occasion de la sortie d’un nouvel album live enregistré au même endroit en 2009 … mais je pense que l’on aura l’occasion d’y revenir !!